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L’ouvrage L’Italia d’Argento 1839/1859 Storia del Dagherrotipo in Itali, Alinari, 2003, resence trois daguerréotypes de Rome par Richebourg.

Pierre-Amboise Richebourg, Roma, Piazza del Popolo,1844 ca.

Pierre-Amboise Richebourg, Roma, Ponte Rotto visto da Valle,1844 ca.

Pierre-Amboise Richebourg, Roma, Veduta del Tevere con il Ponte Cestio sullo sfondo,1844 ca.,

Ceux-ci portent au dos du montage originale une étiquette imprimée de Richebourg, 69 quai de l’Horloge.

En 1996, l’historien Piero Becchetti attribuait les trois daguerréotypes connus de Richebourg à une date très précoce de 1841. Mais dans le chapitre La dagherrotipia a Roma rédigée conjointement avec Maria Francesca Bonetti, de l’ouvrage L’Italia d’Argento, p. 245, il corrige cette date et la reporte à 1844. Cette date est également reprise par l’historienne Janet E. Buerger, p. 61, de son ouvrage French Daguerrotypes.

L’ouvrage Paris et le Daguerréotype de l’exposition du Musée Carnavalet de 1992 reproduit deux vues de la place de la Concorde vers 1845 portant pour l’une l’inscription au crayon au dos « Richebourg à Paris » (cat.33 et 34,p. 216 et p.143). Mais les commissaires de l’exposition ne s’autorisent pas d’attribution définitive.

A ce jour, nous ne connaissons pas d’autres daguerréotypes paysagés de Richebourg.

Par ailleurs, aucun de ces daguerréotypes ne portent l’estampage « Richebourg 69 quai de l’horloge », contrairement à notre ensemble.

Max. de (comte) Perrochel, Temple de Vesta, vers 1840, daguerréotype, H. 0.115 ; L. 0.155 musée d'Orsay, Paris, France ©photo musée d'Orsay / rmn

Max. de (comte) Perrochel, Temple de Vesta, vers 1840, daguerréotype, H. 0.115 ; L. 0.155 musée d'Orsay, Paris, France ©photo musée d'Orsay / rmn

Le musée d’Orsay conserve dans ses collections un daguerréotype sur 1/2 plaque du fond du Comte Perrochel représentant le Temple de Vesta dans un cadrage très proche de celui que nous présentons. Celui-ci portait une étiquette de Charles Chevalier (frère de Vincent Chevalier, prédécesseur de Richebourg) au Palais Royal sur le carton de montage.

Toutefois, la comparaison des plaques nous a permis d’écarter tout lien. La chimie est différente. L’éclairage et les ombres portées sur le bâtiment distinguent clairement le jour et le moment de la journée des prises de vues.

Et cette plaque ne porte la signature estampée de Richebourg.

Grâce à ces éléments, nous avons pu conclure à l’attribution à Pierre Ambroise RICHEBOURG de nos neufs Daguerréotypes. Une datation autour de 1844 nous semble la plus plausible.

Dans la mesure où à cette époque Richebourg commercialisait des plaques et du matériel photographique, on ne peut exclure que nos daguerréotypes aient été réalisés par un daguerréotypiste anonyme ayant acquis des plaques auprès de Richebourg.

Cependant, cette hypothèse ne nous parait pas la plus probable et nous avons toutes les raisons de penser que nos daguerréotypes furent pris par Pierre Ambroise Richebourg, lors de son voyage en Italie en 1844.

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