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Pierre Ambroise Richebourg (1810-1873), Autoportrait, 1841

Pierre Ambroise Richebourg (1810-1873), Autoportrait, 1841

Né à Paris en novembre 1810, Pierre Ambroise Richebourg fut formé à l’optique chez Vincent Chevalier et élève de Daguerre. Après dix ans de formation chez le premier et à son décés en novembre 1841, il reprend l’atelier du 69, quai de l’Horloge sur l’île de la Cité à Paris. Nous pouvons donc supposer que nos daguerréotypes sont postérieurs à cette date. Le 69, quai de l’Horloge devient le 29 quai de l’Horloge vers 1850, suite à une renumérotation administrative. Pierre Ambroise Richebourg reste alors connu pour la précision du matériel qu’il vend et les leçons de formation à la photographie et à l’optique qu’il propose, comme en témoigne ses étiquettes de marchand conservées à la BNF.

Richebourg 69, quai de l'Horloge

Richebourg 69, quai de l'Horloge

Richebourg, 29 quai de l'Horloge

Richebourg, 29 quai de l'Horloge

I) Richebourg et le daguérréotype

Richebourg a toujours prétendu être l’inventeur des premières images photographiques redressées, et ce dès 1839. Il est intéressant de constater que parmi nos daguerréotypes, nous disposons de deux images de l’Arc de triomphe de Constantin. On observe sur l’une les motifs à l’envers et sur l’autre, l’image est redressée. En effet, Richebourg a conçu un système de glaces parallèles permettant de fixer l’image à l’endroit et non pas en sens inversés.

La technique de redressement de l’image prolongeait le temps de pause. Cette durée de pause restait à l’époque très empirique et Ambroise Richebourg donnait le conseil suivant: « la durée de l’exposition à la chambre obscure n’est guère déterminable à cause des variations de l’intensité lumineuse; nous dirons seulement que cette intensité est d’autant plus faible que le soleil est plus près de l’horizon » (Le Daguerréotype Français. Un objet photographique, Paris, musée d’Orsay, 2003, p.254)

II) Une illustre fin de carrière

Il appliquait le premier l’industrie nouvelle à la reproduction des objets et des atomes au moyen du microscope solaire. Il fut l’un des premiers, en 1852, à la suite des recherches de Niepce de Saint-Victor, à s’occuper de la photographie sur verre ou sur collodion, et il inventa plusieurs appareils adoptés des praticiens. Auteur d’Opuscules élémentaires sur le daguerréotype, il publia un Nouveau Manuel de photographie sur collodion (1853).

Sous le Second Empire, Richebourg eut un rôle important de photographe officiel dans les genres les plus divers : associé à la diffusion d’événements politiques (visite de la reine Victoria en 1856, inauguration du port de Cherbourg en 1858) et familiaux (baptême du prince impérial en 1856), il prit des vues des résidences officielles (hôtel de ville de Paris, palais du Luxembourg, château de Fontainebleau, palais de l’Élysée, maison pompéienne du prince Napoléon). S’y ajoutèrent les tableaux contemporains (avec une préférence pour les commandes de l’État) et il photographia à plusieurs reprises les Salons. C’est également lui qui, à partir de 1855, photographia, pour le ministère de l’Agriculture et du commerce, les animaux des concours annuels de Poissy, Chartres, et Paris.

(Source: http://daf.archivesdefrance.culture.gouv.fr/sdx-23b1-20090531-daf-pleade-2/pl/eac-doc.xsp?id=FRDAF00APH_NA012&fmt=simple&base=af)

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